1000 emplois supprimés par General Electric à Belfort : le coût terrible du renoncement industriel

General Electric avait promis 1000 emplois en 2015. /Photo d’archives/REUTERS/Stéphane Mahé

La direction du groupe américain General Electric (GE) a annoncé, ce mardi matin, la suppression de 1050 emplois dans sa division énergie à Belfort. Au total, soulignent les syndicats, c’est plus de la moitié des salariés de l’activité gaz qui vont perdre leur emploi.

Cette annonce confirme et amplifie la trahison de GE, qui s’était engagé à créer plus de 1000 emplois en France, après le rachat, en novembre 2015, de la branche énergie d’Alstom. Mais elle met surtout en lumière l’absence de stratégie industrielle de l’Etat et les conséquences dévastatrices qu’entraîne un tel renoncement.

La France va-t-elle longtemps encore laisser filer ses plus beaux fleurons, d’Aéroports de Paris à Renault en passant par ASCOVAL et Arjowiggins, au détriment de l’emploi, de nos savoir-faire et de notre souveraineté économique ?

Il est urgent de reprendre la main sur nos outils industriels, y compris en favorisant des nationalisations temporaires, comme celle que j’ai proposée pour l’aciérie ASCOVAL à Saint-Saulve.

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