Contrats aidés, le ras le bol est généralisé !

Permettez-moi de vous alerter sur la très grande inquiétude voire la colère exprimée par les Maires du Valenciennois, suite aux dernières annonces concernant l’avenir des contrats aidés.

Ce lundi 4 septembre, 41 maires du Valenciennois ont tenu à expliquer très concrètement à Monsieur le Sous-Préfet, les conséquences susceptibles de se produire dans leur commune compte tenu de la baisse drastique de ces contrats.

C’est dire la mobilisation qui grandit sur ce sujet.

La méthode est brutale car tous les contrats aidés sont aujourd’hui suspendus, dans l’attente d’une décision gouvernementale quant au nombre maintenus. Elle est d’autant plus brutale  qu’elle intervient en pleine période de rentrée scolaire dont le bon déroulement dépend souvent de ces emplois.

Rien que dans ma circonscription de 26 communes, plus de 315 contrats aidés œuvrent dans les écoles, les garderies, la cantine, pour les travaux dans les bâtiments publics, pour les espaces verts. Les tâches remplies par les salariés employés sous ces contrats, dans la très grande majorité des cas, sont utiles aux missions de service public qui doivent être rendues à la population.

Je tenais également à porter à votre connaissance les inquiétudes des associations, des maisons de quartiers, qui ont fortement recours à ce type de contrats au regard de leur faible budget. Le travail de ces associations, notamment dans nos communes minières, fortement impactées par le chômage, est crucial.

Sur le fond, le « ras le bol » est généralisé. Plusieurs maires font état également des baisses de dotations subies ces dernières années qui ont affaibli leurs ressources. Comment pourront-ils poursuivre leurs missions si en plus demain, ils doivent prendre en charge les salaires de ces contrats aidés ?

Et pour quelles économies ? Sans alternative, des milliers d’hommes et de femmes vont devoir s’inscrire à Pôle Emploi et demander à être pris en charge. Qui va payer ? Qui va s’occuper d’eux si aucune autre solution ne leur est proposée ?

Madame la Ministre,

Nous demandons que les missions remplies par les personnes bénéficiant de ce dispositif puissent être pérennisées dans la mesure où elles sont indispensables au bon fonctionnement de nos communes.

Pour prendre votre décision, nous vous demandons de bien vouloir tenir compte de la situation économique et sociale de notre arrondissement, fortement touché par la désindustrialisation et où le taux de chômage atteint des records.

Que comptez-vous faire pour nos communes et pour leur donner les moyens ainsi qu’aux associations de maintenir dans de bonnes conditions les missions d’intérêt général qu’elles doivent assurer.

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