Situation dramatique de l’aéronautique dans la Somme

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Baisse d’activité : Stellia-Airbus envisage de délocaliser et d’ouvrir un site au Portugal. La colère des salariés et des élus locaux doit etre entendue.

 

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Monsieur le Ministre,

Je me permets de vous interpeller concernant la situation dramatique des entreprises de l’aéronautique d’Albert et de Méaulte dans la Somme.
Comme vous le savez, ces entreprises subissent le contre-coup de la pandémie et la diminution de la production d’avions par Airbus.


Cette baisse d’activité chez Airbus conduit les entreprises sous-traitantes, dont celles qui travaillent pour Stellia, filiale à 100% d’ Airbus et située à Méaulte, d’être mises quasiment à l’arrêt ! C’est le cas de 3A qui passe de 150 à 10 salariés. Ou encore de SIMRA qui vient d’enregistrer 40 ruptures conventionnelles en quelques semaines, évitant ainsi de mettre en place un PSE.


Cette situation fragilise l’emploi dans ce bassin où l’aéronautique, filière historique, est la seule industrie permettant d’offrir des débouchés aux jeunes de ce territoire. A tel point que, cette année, pour la première fois, les élèves du prestigieux lycée privé Henri Potez, rattaché à Stellia, ne se verront pas proposer de poste à la sortie de leur formation !


Les salariés m’ont également informé qu’ Airbus envisageait d’ouvrir un site au Portugal afin d’y produire des cockpits réalisés actuellement dans la Somme ! Ce sont donc des milliers d’heures de travail qui seraient de nouveau délocalisées. Face à la colère des élus locaux et des syndicats, la direction de Stellia a annoncé un « gel de cette décision » pendant la pandémie. Les salariés appellent à l’annulation de cette décision, en demandant que les déclarations du Président de la République concernant la re-localisation de l’activité industrielle, se traduisent en acte chez Airbus qui va percevoir plusieurs milliards d’euros d’aides publiques !


Le maire d’Albert comme le député de la circonscription, Stephane Demilly, rencontrés tous les deux sur place, s’étonnent, eux aussi, d’une telle décision.


Nous vous demandons de pouvoir tenir rapidement une table ronde avec les représentants de l’Etat, de la Région des Hauts-de-France, les élus locaux, les parlementaires, les donneurs d’ordre, les chefs d’entreprises, sans oublier les représentants des salariés qui ne peuvent pas être mis de coté. Car ce sont eux qui aujourd’hui paient le prix fort de cette crise.


Dans l’espoir d’une réponse positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Fabien Roussel,

Député du Nord.

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