Ascoval : le gouvernement doit choisir l’emploi !

Suivez toute l’actualité de Fabien Roussel en vous inscrivant à la newsletter

La chambre commerciale du tribunal de Strasbourg a examiné, ce mercredi, les deux offres de reprise du groupe Ascometal, placé en redressement judiciaire depuis le 22 novembre. Seule celle présentée par Liberty House prévoit de reprendre tous les sites, y compris celui de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, détenue à 60% par Ascometal et à 40% par Vallourec. C’est la raison pour laquelle les syndicat d’Ascoval, mise en redressement judiciaire le 10 janvier, se sont prononcés unanimement pour cette solution.

La proposition du groupe anglo-indien préserve ainsi la totalité des emplois, à l’inverse de celle avancée par les Suisses de Schmolz+ Bichenbach.

Mais il reste à finaliser le montage financier, ce qui suppose une participation de l’État et des trois régions concernées à hauteur de ce qui a été promis. Pour l’instant, seules  les régions ont confirmé leurs contributions. Il manque à cette heure un partenaire incontournable, l’État, qui était pourtant présent en 2014 et en 2016 pour la reprise d’Ascometal et pour un plan de soutien à VALLOUREC.

C’est cet engagement qui peut encore faire la différence d’ici lundi 9h, heure à laquelle le tribunal doit rendre sa décision.

Il y a deux jours, à Onnaing, le Président de la République a été très rassurant auprès de toutes celles et ceux, élus et syndicats, qui l’ont interrogé sur ce dossier. Il a répété, comme il l’avait fait en 2016 sur le site de Saint-Saulve, que « l’Etat serait au rendez vous ». Il m’a dit : «  Je tiendrai mes engagements ».

Du Valenciennois à la Sambre-Avesnois, nous sommes tous mobilisés pour rappeler au Président cet engagement. Il reste trois jours pour sauver l’avenir de l’aciérie de Saint-Saulve et donner toutes les garanties au tribunal concernant l’offre de Liberty House.

Tout est possible quand la volonté est affichée.  320 salariés et des savoir-faire indispensable à cette industrie sont en jeu

Menu