Le groupe Auchan annonce la suppression de près de 1500 nouveaux emplois

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C’est un coup de tonnerre dans le paysage économique français, notamment dans les Hauts-de-France. Auchan, qui reçoit de nombreuses aides publiques, peut absorber le choc économique actuel. Les dirigeants doivent revenir sur cette décision.

Monsieur le Président,

A peine quelques mois après la suppression de 517 emplois, l’annonce du groupe Auchan de se séparer de quelque 1 500 salarié-es supplémentaires constitue un coup de tonnerre dans le paysage économique, notamment régional.

Cette décision intervient dans un contexte, vous le savez, particulièrement critique. Les effets de la pandémie sur notre économie sont désastreux et laissent présager une hausse du chômage particulièrement préoccupante.

Dans cette conjoncture anxiogène, où les perspectives de retrouver une activité professionnelle demeurent très incertaines, la suppression de 1 475 postes au sein de votre entreprise est très cruellement ressentie par les femmes et les hommes concernés par ce choix. Ces salarié-es, qui travaillent avec dévouement et constance au succès de l’enseigne Auchan, souvent depuis de nombreuses années, sont en effet meurtris à l’idée de perdre leur emploi à court terme.

Auchan a toujours affiché un attachement aux valeurs humanistes, celles que son fondateur, Gérard Mulliez, n’a cessé d’affirmer publiquement. Il importe aujourd’hui que le groupe et ses actionnaires démontrent que l’humain prime avant tout. Personne ne comprend qu’un tel groupe, aussi puissant, ne trouve pas les moyens d’absorber le choc économique actuel, sans en faire payer les conséquences à ses salarié-es.

Alors que notre pays traverse une période particulièrement difficile, il importe que chacun participe à l’effort national de redressement et de préservation de l’emploi. Auchan devrait d’autant plus légitimement contribuer à la solidarité nationale, que le groupe perçoit, depuis des années, de nombreuses aides publiques, notamment via les allégements fiscaux, parfois sans même l’avoir demandé, tels que le CICE actuellement ou encore la suppression des impôts dits de production, à partir de janvier prochain.

En ce sens, je vous appelle solennellement à reconsidérer la décision de supprimer ces 1 475 postes et à trouver les moyens d’éviter toute suppression d’emploi. Attaché aux emplois et aux entreprises de ma région, je suis disponible et à votre écoute pour en discuter.

En vous remerciant de l’attention portée à la présente et dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, mes salutations us distinguées.

Fabien Roussel,

Député du Nord.

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