Encadrement de la vente de protoxyde d’azote

Monsieur Fabien Roussel attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’augmentation préoccupante de la consommation de protoxyde d’azote. Utilisé dans le cadre médical pour ses propriétés anesthésiques et analgésiques, ce gaz est également accessible au grand public pour l’usage de siphon à chantilly ou de bonbonnes d’air sec pour le nettoyage de matériel électronique. Au cours de ces dernières années, le protoxyde d’azote a vu son usage de plus en plus fréquemment détourné, notamment chez les mineurs et jeunes adultes. Inhalé, ce gaz euphorisant a en effet des effets psychoactifs immédiats. Toutefois, ce produit n’est pas sans risque sur la santé de ses utilisateurs : selon l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le protoxyde d’azote peut occasionner des dégâts neurologiques irréversibles, voire entraîner la mort. En outre, de par ses effets, ce gaz altère l’état de conscience du consommateur qui l’a inhalé et affecte sa capacité de concentration, en provoquant des distorsions visuelles et auditives. Or certains automobilistes n’hésitent pas à consommer du protoxyde d’azote lorsqu’ils sont au volant, mettant ainsi gravement en danger leur vie et celle d’autrui. Alors que ce type de comportement se banalise, il devient urgent de mieux encadrer la vente de ce gaz. Il lui demande donc de lui indiquer les dispositions qu’envisage de prendre le gouvernement afin de remédier à ce phénomène inquiétant, tant sur le plan sanitaire qu’en matière de sécurité publique.

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