Le groupe Cahors menacé depuis son rachat par Epsys

sages-femmes désarroi

Depuis que la holding d’investissement Epsys est devenu actionnaire majoritaire du groupe Cahors, l’équilibre financier du groupe est menacé. L’accélération des flux financiers entre les filiales et les restructurations effraie quant à l’avenir du groupe.

Monsieur le Ministre,

Je souhaite appeler votre attention sur la situation de l’entreprise Transfix, située 836 route départementale 97, lieu-dit La Chaberte, à La Garde (83130).

Filiale du groupe Cahors depuis 1978, cette société, spécialisée dans la production de matériels et d’équipements pour la transformation et la distribution de l’électricité moyenne tension, emploie actuellement 260 salariés.

Bien qu’elle puisse compter sur d’importantes commandes d’Enedis, son principal donneur d’ordre, et qu’elle dispose d’installations modernes répondant à toutes les normes environnementales, qui ont été en grande partie financées par les deniers publics, cette entreprise se trouve menacée de disparition, tout comme l’ensemble du groupe Cahors.

Le rachat de ce dernier en 2019 par la holding d’investissement Epsys, déjà propriétaire de son principal concurrent, s’est immédiatement accompagné de la remise en cause des acquis sociaux des salariés, d’une multiplication des suppressions d’emplois sur les divers sites français du groupe et de l’accélération des flux financiers entre filiales, au risque de placer certaines en défaut de paiement.

A l’échelle de Transfix, la prise de contrôle d’Epsys a donné lieu à une restructuration qui déjà s’est traduite par le licenciements de 136 salariés. De plus, au fil des mois, l’équilibre financier de l’entreprise n’a cessé de dégrader en raison d’une augmentation considérable des refacturations au bénéfice d’Epsys.

Les entreprises du groupe Cahors, notamment Transfix mais aussi MAEC. à Cahors, dans le Lot subissent ainsi les effets délétères d’une course effrénée à la rentabilité engagée par leur principal actionnaire.

Faute d’une intervention forte des pouvoirs publics, ces fleurons industriels pourraient demain fermer leurs portes. Leur disparition entraînerait la perte de centaines d’emplois en France et fragiliserait encore davantage notre souveraineté dans le domaine de l’énergie, Enedis devant alors se tourner vers des fournisseurs étrangers. Une hérésie tant sur les plans économique, politique qu’environnemental !

Aussi apparaît-il indispensable d’organiser sans délai une table-ronde, placée sous l’égide de votre ministère, associant les directions d’Epsys, du groupe Cahors et des représentants des salariés mais aussi d’Enedis, afin qu’une stratégie industrielle soit élaborée pour sauvegarder les emplois, les savoir-faire et les outils industriels dans lesquels la puissance publique a investi financièrement.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Fabien Roussel,

Député du Nord.

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