Levothyrox il faut prendre en compte la souffrance de nos concitoyens

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Lettre à Agnes Buzyn, Ministre de la Santé

Après un an de mobilisation de la part de milliers de patients victimes de la nouvelle formule du Lévothyrox, une nouvelle étude vient confirmer leur crainte concernant ce médicament.

Les recherches réalisées par un laboratoire étranger et financées par l’association française des malades de la thyroïde révèlent que la nouvelle formule du médicament présente un important sous-dosage en lévothyroxine. C’est cela qui expliquerait la réapparition de cancers en sommeil depuis plusieurs années.

Plus préoccupant encore, le Lévothyrox nouvelle formule (NF) contient de la dextrothyroxine. Cette substance non commercialisée en France, car jugée insuffisamment sûre, voire dangeureuse, a été retirée de la vente aux Etats-Unis en raison de ses sévères effets secondaires (crampes, migraines, vertiges, perte de cheveux…), soit les mêmes maux dont souffrent de nombreux patients français.

Compte tenu de la gravité de ce qu’a fait apparaître cette étude, il est absolument nécessaire de diligenter, dans les plus brefs délais, des analyses complémentaires du Lévothyrox NF afin de confirmer les informations communiquées par l’association.

Il conviendrait alors de prononcer le retrait immédiat du Lévothyrox NF et d’exiger la remise sur le marché de l’ancienne formule.

En outre, au regard du nombre de personnes affectées par les effets secondaires de ce médicament, l’Etat devrait reconnaître l’existence d’une crise sanitaire.

Madame la Ministre, alors que l’affaire du Lévothyrox NF ne cesse d’occuper l’actualité depuis plusieurs mois, il n’est plus possible de tergiverser et de ne pas prendre en compte la souffrance de nos concitoyens.

De plus, nous sommes en droit de nous interroger sur les conséquences financières pour chaque malade comme pour la collectivité. Combien cette crise va-t-elle coûter ? Alors que les victimes de ce médicament multiplient les consultations et examens médicaux, pouvons-nous admettre que la Sécurité sociale continue à supporter les conséquences de ce scandale sanitaire ?

Face à l’urgence de la situation, je vous demande de mobiliser les autorités sanitaires, et notamment l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), pour apprécier la nocivité du Lévothyrox NF. Le cas échéant, il s’agirait d’établir les responsabilités des personnes morales ou physiques à l’origine de cette crise sanitaire, celles-ci devant alors assumer l’indemnisation des victimes de ce qui s’apparente de plus en plus à un poison davantage qu’à un médicament.

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