Paradise papers : à quand un conseil de sécurité de la finance à l’ONU ?

Panama Papers, Luxleaks, Swissleaks… Et maintenant Paradise Papers. Les révélations sur l’évasion fiscale s’enchaînent désormais à un rythme soutenu. La prise dévoilée dimanche soir par le consortium de journalistes est édifiante. Quelque 13,5 millions de documents, issus pour la plupart d’un cabinet d’avocats spécialisés dans la finance offshore, exhument un trésor bien caché : 350 milliards d’euros soustraits à l’impôt.

Cette nouvelle affaire surgit au moment même où la France est sommée de rembourser à des grands groupes dix milliards d’euros, intérêts compris, suite à la censure par le Conseil constitutionnel de la taxe de 3% sur les dividendes. Pour ce faire, le gouvernement propose une surtaxe exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés, afin de récupérer cinq milliards. Les cinq autres seront imputés au budget 2018, sous la forme d’un déficit. Autrement dit, à la charge des Français, auxquels on réclame ainsi de nouveaux sacrifices !

Cet après-midi, j’ai expliqué devant mes collègues de l’Assemblée nationale pourquoi un tel dispositif est inacceptable. « Il n’y a aucune urgence à rembourser 10 milliards d’euros à des entreprises qui seront peut-être citées demain dans ces Paradise Papers. »

Pour nous, députés communistes, l’heure est au contraire à la lutte contre l’évasion fiscale. En France mais aussi en Europe et dans le monde entier.

Je propose de pérenniser la surtaxe à l’Impôt sur les sociétés, pour éviter aux Français de subir une charge injuste, et réclamera un moratoire sur les intérêts. je demande aussi au gouvernement de surseoir à la suppression de l’ISF et la mise en place du Prélèvement forfaitaire unique sur le capital. Une solution toute trouvée pour récupérer dès 2017 les 5 milliards réclamés séance tenante.

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