Profond désarroi des sages-femmes face au manque de reconnaissance

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Elles n’ont pas été représentées au Ségur de la Santé alors qu’elles ont continué à exercer durant la crise épidémique. Le ministre de la Santé doit enfin les écouter.

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Monsieur le Ministre,

Alors que le Ségur de santé vient de s’achever, je tiens à attirer votre attention sur la situation de soignants qui n’ont pas été conviés à la table des négociations et qui souffrent de n’être ni entendus, ni considérés.

En effet, les sages-femmes manifestent un profond désarroi face au manque d’attention portée à leurs légitimes requêtes.

Après 5 années d’études, en dépit de leurs solides connaissances en obstétrique, gynécologie, orthopédie, pédiatrie, etc., malgré l’exercice de leur métier au plus près du public, elles ne disposent toujours pas du statut de personnel médical, quand bien même elles figurent parmi les professions médicales inscrites dans le Code de la Santé publique.

Depuis des années, les sages-femmes tentent de se faire entendre pour que leur métier soit reconnu statutairement et financièrement.

Alors qu’elles ont continué à exercer durant la phase aigüe de la crise sanitaire, dépourvues de masques puisqu’oubliées des décrets attribuant ce matériel de protection aux professionnels de santé, il serait grand temps de leur manifester la reconnaissance de la nation.

En outre, la question de la périnatalité, trop absente des débats, doit sans plus tarder être traitée. Les décrets de 1998 régissant les effectifs des maternités sont en effet déconnectés des réalités de terrain. Le nombre de sages-femmes est ainsi devenu trop insuffisant pour répondre à l’augmentation du nombre de naissances. D’où une constante dégradation de la prise en charge des futures mères et des conditions d’exercice des sages-femmes.

A l’heure où le Chef de l’Etat et le gouvernement affichent leur volonté de reconnaître le dévouement des soignants et de renforcer notre système de santé, il serait incompréhensible que le cri de détresse des sages-femmes ne soit pas entendu.

En ce sens, je vous appelle solennellement à recevoir, dans les plus brefs délais, les organisations représentatives de cette profession et à prendre en compte leurs propositions pour que ce métier soit mieux considéré et qu’il suscite de nouvelles vocations.

Vous remerciant par avance pour les prolongements que vous réserverez à la présente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.

Fabien Roussel,

Député du Nord.

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