Samedi 27 octobre à Anzin et Valenciennes, Hommage à Henri Durre

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Son nom est l’un des plus familiers du Valenciennois. Au moins treize communes honorent sa mémoire à travers une place ou une rue. Mais qui connaît vraiment Henri Durre, tué par une mitrailleuse allemande, à la Croix d’Anzin, voici tout juste cent ans, le 28 octobre 1918 ?

Député de la deuxième circonscription de Valenciennes, de 1906 à 1910 puis de 1914 à 1918, ce militant socialiste de la première heure porta très haut, au cours d’une vie publique intense, des valeurs sociales novatrices et un engagement patriotique fervent.  Il défendit ainsi, lors de la campagne législative d’avril 1914, un système complet d’assurance sociale contre la vieillesse, contre l’invalidité, contre la maladie et le chômage. Autrement dit, il posait les bases d’une future Sécurité sociale. Une fois élu à la chambre des députés, l’ancien militant syndical tenta de mettre en œuvre l’idéal humaniste qu’il portait : proposition de loi sur le repos hebdomadaire ; limitation à huit heures de la journée de travail dans les mines ; amélioration des conditions de travail dans les compagnies de chemin de fer d’intérêt général ; répartition des allocations à titre de soutien de famille…

Au cours de son second mandat, pendant la Grande Guerre, Henri Durre plaça le sort des populations envahies, notamment l’accueil et le logement des réfugiés, au cœur de ses interventions. Là encore, une action qui fait écho à notre actualité. Marié à une Allemande à l’âge de 18 ans, le parlementaire était un ardent partisan du rapprochement franco-allemand, sans renier le moins du monde un attachement viscéral à son pays. Socialiste, activiste syndical, il était aussi un adversaire résolu de l’anarchisme et de l’antipatriotisme.

Le 29 octobre 1918, Paul Deschanel prononça, devant une chambre debout, l’éloge funèbre du député de Valenciennes, originaire de Maubeuge. Le président de l’Assemblée nationale rappela notamment « le dévouement avec lequel Henri Durre défendit les intérêts des populations envahies. C’était un homme de cœur qui me disait naguère son impatience à voir Maubeuge et Valenciennes enfin affranchies du joug de l’étranger ».

Un siècle après sa disparition, un nouvel hommage sera rendu le samedi 27 octobre 2018 à Anzin à celui qui fut aussi conseiller municipal de Valenciennes et conseiller général du Nord. Une gerbe sera par ailleurs déposée par Fabien Roussel à l’Assemblée nationale, au pied de la stèle où figurent les noms des députés morts pour la France.

 

Programme de la cérémonie du 27 octobre 

 
10 h 30, dépôt de gerbes à la stèle Henri Durre, au cimetière Saint-Roch de Valenciennes (Rendez-vous à l’entrée principale du cimetière, 52, avenue Saint Roch à Valenciennes) ;

11 h 15, dévoilement d’une plaque à l’espace Epona, avenue Anatole-France à Anzin (à proximité de la Croix d’Anzin) suivi d’une réception au salon d’honneur de l’hôtel de ville, place Roger-Salengro à Anzin.

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